Sur le Parcours client 3 – PC3 – et le reste
Ayez Carrefour a travers trois réunions à dévoiler une grande partie de sa stratégie concernant l'EPCS et plus généralement le non alimentaire.
Moins de marge...Pour ceux qui nous concernent directement et nous l'avons vécu tout au long de la fin de l'année, l'entreprise revient sur un de ces fondamentaux, les prix bas. Sur Antibes on a constaté une politique très agressif sur les prix. Par exemple à la télévision on a été nettement moins chère que nos différents concurrents. Au mois de décembre cela s'est traduit par un nombre de vente de télévision très significatif.
De manière générale le secteur a très nettement dépassé son objectif, plus de 30%, et pour les vendeurs un travail plus que soutenue tout au long du mois de novembre, décembre, et janvier.
Alors oui en revenant à ces fondamentaux, Carrefour fait revenir des clients dans notre secteur et de manière automatique plus de travail pour nous.
Cette nouvelle politique a pour incidence directe de réduire notre prime ¤ pièce, et je suis convaincu que l'entreprise ne forcera plus la prime nationale pour de manière "artificiel" augmenter notre prime.
Plus de Contrat bleuLa baisse des prix dans un marché qui va risque de ne plus baisser va avoir comme conséquence directe de faire baisser les marges sur la vente des produits.
Chacun d'entre nous c'est que le système de rémunération actuelle ne fonctionne bien que si il y a des effets d'aubaines, un produit avec une bonne guelte, une prime nationale, à contrario un fort volume de vente n'implique pas une grande prime.
La solution pour l'entreprise est simple développer les services et plus particulièrement les contrats bleu. Ils maîtrisent parfaitement le coût de distribution de ce service qui ne coûte rien aux magasins ou très peu et rapporte un maximum.
Pour nous c'est le bien sur le ballet incessant des managers pour vendre du service, des pressions plus ou moins voilé en fonction de la personnalité du manager, bref pour être simple de la pression sur nos résultats, et avec comme corollaire avec la baisse de la marge, sur notre prime mensuelle.
Mon pote, le grand Jojo, avait prédit il y a deux ans que nous deviendront des vendeurs Darty et bien nous en prenons le chemin.
Comme je l'ai déjà écrie nous n'avons pas de manière contractuelle des objectifs à réaliser sauf sur le chiffre d'affaire. Alors toute pression sur la réalisation d'un quota sur contrat bleu, qui a Antibes est affiché, peut relevé de la pression morale.
Aujourd'hui l'entreprise négocie sur le stress au travail il sera bon de lui rappeler qu'il n'y a qu'une faible frontière entre la pression et le harcèlement. J'ai vécu les deux situations et il est clair que je ne suis plus près à engager ma santé psychologique pour un point de plus ou de moins en contrat bleu.
Chacun d'entre vous peut avoir la même attitude, le même comportement, ne pas se laisser faire et si besoin mettre l'entreprise devant ces responsabilités.
L'encaissement...Avec des prix bas, la troisième information certaine est la multiplication de nos tâches. A l'ordre du jour du prochain CCE, il y a le parcours client 3. Comme pour le trop célèbre modèle gagnant 2, au nom de l'intérêt du client, après la suppression d'une grande partie des espaces services, l'entreprise va proposé aux vendeurs d'effectuer des encaissements.
Comme l'on fait remarquer tous les syndicats cette nouvelle mission ne relève pas simplement d'une nouvelle organisation du travail mais bien au contraire d'une modification des tâches du vendeur. L'espace de négociation est normalement la commission nationale vendeur qui dans le cadre de l'accord syndicale de 2009 est habilité à traiter de nos conditions de travail. Mais fidèle à une méthode qui lui est chère Carrefour préfèrent se dispenser de toute négociation. En cas de litige elle pourra se targuer d'une négociation qui en fait n'aura jamais exister.
Sur ce point il n'existe pas cinquante solution, les membres du CCE ne doivent pas participer à cette consultation de façade car elle empiète sur ce qui relève des syndicats.
Les fédérations syndicales doivent de manière formelle, et la NAO est un espace pour l'expliciter, demander une négociation formelle sur ce point dans le cadre d'une révision prévue par le titre 66 de notre accord d'entreprise.
Pour la bonne information de tous l'encaissement par les vendeur a fait l'objet d'une interprétation dans les commerces et services de l'audiovisuel, de l'électronique et de l'équipement ménager dont je vous livre les conclusions de :
"- que l'activité d'encaissement n'est pas prévue dans le descriptif de l'emploi repère "vendeur" de l'avenant n° 22 de la convention collective nationale des commerces et services de l'audiovisuel, de l'électronique et de l'équipement ménager, au contraire d'autres emplois-repères de la branche où cette activité est citée ;
- et que l'ajout de cette activité complète le contenu de l'emploi "vendeur" en termes d'autonomie, d'initiative et de responsabilité,
les entreprises qui ont ajouté ou ajouteront l'activité d'encaissement à leurs emplois "vendeur" devront évaluer le supplément d'autonomie, d'initiative et de responsabilité requis en vue de revaloriser leur positionnement, conformément aux dispositions du dernier alinéa du point 1 de l'article 3 de l'avenant n° 22 qui énonce que "les entreprises doivent positionner leurs emplois par rapport aux emplois-repères à des niveaux plus élevés dans la mesure où les activités exercées dans l'emploi requièrent davantage d'autonomie, d'initiative et de responsabilité". "
Mais il est clair hier comme demain le travail le plus dure se fera sur le terrain à notre contact. Il faudra qu'une équipe refuse dans sa totalité l'avenant proposé, que le secrétaire de CE refuse de mettre à l'ordre du jour le PC3, bref faire de la résistance, car la constante des deux dernières années est que l'entreprise ne semble pas respecter ces engagements.
L'avenir de l'EPCSLà il ne faut pas être devin pour deviner que des magasins, comme Auteuil, vont perdre une grande partie du secteur EPCS. Lors de la dernière commission emploi l'entreprise a été clair sur l'avenir de secteur en cas de concurrence locale significatif. L'exemple pris concernait le bazar mais cela est aussi vrai pour notre secteur.
De plus nous avons un handicap particulier par rapport à d'autres secteurs, nous n'aurons pas de marque Carrefour à vendre. Nous ne sommes que des distributeurs de produit.
Il est plus que temps comme cela a été fait dans d'autres métiers que les objectifs soient définies et que si nécessaire que le métier vendeur EPCS deviennent un métier sensible.
Je continue à être convaincu que nous avons perdu plus de 10% de notre effectif depuis un an et qu'après avoir finie la restructuration des espaces services, des back-offices, nous reviendrons en première ligne.
La seule lueur d'espoir est qu'aujourd'hui comme demain les clients veulent voir et toucher les produits. Beaucoup d'entres eux ont besoin soit d'un conseil ou d'un avis pour acheter.
Redeviendrons nous des démonstrateurs de vente comme il y en a temps à la radio téléphonie ou des vendeurs utilisant l'ensemble du circuit de livraison, magasin, entrepôt, Internet...
Prochain tour de piste le CCE de la semaine prochaine, la NAO en cour et la renégociation de l'accord vendeur, et bien sur lundi matin sur la surface de vente.
Brahim Messaouden
DP Carrefour Antibes